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Cornouaille Écologie
À vélo au boulot. Plus de 350 partants ce lundi
Le Télégramme 13/5/2019
mis en ligne le 13/05/19 par Reunig Kozh

Une cinquantaine d’équipes inscrites, plus de 350 participants : les compteurs de Kernavelo pour le deuxième challenge « À vélo au boulot » sont déjà au vert. L’engouement quimpérois pour l’opération est illustré par trois témoignages qui montrent la route à suivre de ce lundi au 14 juin prochain.

« Quand on partait de bon matin. Quand on partait sur les chemins. À bicyclette. Nous étions quelques bons copains. Y avait Fernand y avait Firmin. Y avait Francis et Sébastien. Et puis Paulette… ». Qui ne s’est pas senti transporté par la ritournelle immortalisée par Yves Montand ? Une chanson qui vaut autant pour sa poésie que pour les images légères qu’elle suggère. C’est un des arguments du challenge « À vélo au boulot », repris par une des cinquante équipes engagées. Elle s’appelle « Et puis Paulette ». On peut rejoindre le groupe avec une seule condition : connaître les paroles de la chanson « À bicyclette », que l’on devrait donc entendre lors de la remise des prix du challenge qui ouvre ce lundi.

L’idée en revient à Isabelle Lanoë, moteur (électrique) du groupe. « J’ai toujours fait du vélo, dit cette avocate de métier. Peu à peu, je me suis habituée à prendre le vélo pour aller au travail. C’était assez facile. J’habite au centre-ville et je travaille à Créac’h-Gwen. Quand le challenge a été créé l’an passé, j’ai réuni des copines pour créer le groupe “Les filles à vélo”. Nous étions une dizaine, dont certaines qui s’étaient inscrites sans que nous les connaissions. Nous nous sommes prises au jeu du défi. Ensuite, j’ai continué à prendre le vélo de temps en temps, en septembre, octobre en hiver quand la météo le permettait. Cette année, nous avons créé une nouvelle équipe qui est mixte cette fois. Nous sommes déjà une dizaine. Nous espérons faire le maximum de kilomètres et on peut toujours nous rejoindre ».

« On a changé nos habitudes »

Tony Joubert est chef de projet chez Hema, société de fabrication de machines de conditionnement pour l’industrie agroalimentaire, située entre Keradennec et Ty Douar à Quimper. L’an passé, il a créé une équipe dans l’entreprise. « Sur la centaine d’employés, une quinzaine se sont inscrits, explique-t-il. La moitié du groupe a pris son vélo quasiment tous les jours pour venir au travail. Un seul utilisait le vélo pour venir au travail jusqu’alors. Il y a eu un grand brassage de participants : autant d’hommes que de femmes, des ouvriers, des cadres, des commerciaux. Chacun venait tout seul de son côté, sans contrainte. Certains ont loué des vélos électriques de la ville. Moi-même j’habite à 2,3 km du site. Mais comme je rentre à midi, cela faisait une dizaine de kilomètres par jour. Pendant le défi, certains collègues venaient de Pont-l’Abbé deux ou trois fois par semaine. Ils devaient se doucher et se changer à l’arrivée. Suite à ce challenge, des gens ont vraiment changé leurs habitudes. Certains ont acheté un vélo électrique pour leur déplacement quotidien. Il y a eu un déclic. C’est devenu une évidence. Alors qu’il y a deux ans, il y avait un seul vélo sur le parking, on en voit aujourd’hui quatre ou cinq quelle que soit la saison ».

L’an passé, l’équipe Hema avait terminé deuxième du challenge avec 291 points derrière le Centre hospitalier (445) et devant le conseil départemental (290). « Nous repartons pour le challenge ce lundi avec encore une quinzaine de participants ».

« Le vélo électrique c’est l’avenir »

Patrick Troglia est lui un cycliste assidu. « J’ai découvert le vélo à Paris où j’ai vécu 17 ans, dit-il. Je me suis installé à Quimper il y a deux ans. J’ai été agréablement surpris. Le comportement des gens est beaucoup plus respectueux qu’à Paris. La cohabitation est plus facile ».
Patrick Troglia, enseignant au lycée Chaptal, revendique un usage « utilitaire » du vélo. « Je viens tous les jours au travail quel que soit le temps. Avant j’habitais Pluguffan, aujourd’hui près de l’hôpital. Il y a juste la côte du Frugy à gérer ». À son arrivée à Quimper, l’enseignant a adhéré à l’association Kernavelo et a commencé à porter la bonne parole au lycée Chaptal. « Il n’y avait pas de parking à vélo à mon arrivée. La direction en a créé un et il va bientôt être agrandi car il est souvent plein, se félicite-t-il. Le challenge “À vélo au boulot” a été une occasion de parler du vélo autrement. J’ai senti qu’il y avait beaucoup d’envie de franchir le pas. Il y a déjà quelques collègues qui viennent deux ou trois fois par semaine de Pont-l’Abbé. L’an passé, une petite dizaine de personnes ont participé au challenge dans l’équipe, dont deux étudiants. Cette année, nous serons plus nombreux. Au début je ne croyais pas au vélo électrique, aujourd’hui je me dis que c’est l’avenir. Au Pays-Bas, un pays pourtant plat, 80 % des vélos vendus en 2018 étaient électriques. C’est une pratique qui est plus bénéfique que le vélo simple notamment pour les personnes âgées ».

Voir en ligne : https://www.letelegramme.fr/finiste...

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