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Cornouaille Écologie
Je veux des papillons dans mon jardin !
Le télégramme 19/6/2019
mis en ligne le 21/06/19 par Reunig Kozh

Des nichoirs pour les oiseaux et les insectes, une mare pour les crapauds et les salamandres, autant de moyens pour essayer d’accueillir un peu de vie sauvage dans son jardin. Il est plus délicat d’attirer les papillons qui, eux, ne sont pas intéressés par les boîtes.

Pour attirer et garder des papillons dans son jardin, il faut tenir compte du fait que le papillon est d’abord un œuf, puis une chenille qui se métamorphose à l’abri d’une chrysalide pour donner un papillon. Il faut donc prévoir, dans la mesure du possible, les plantes dont se nourrissent les chenilles et les fleurs qui procurent le nectar aux adultes ainsi que l’abri pour certaines espèces.

Une place pour les orties

Pour avoir des papillons, il faut donc accueillir les adultes et les chenilles en faisant cohabiter les violettes, le fenouil, les scabieuses, la sauge officinale, les trèfles, les bruyères, les asters, les saules, le sureau, le noisetier et les prairies fleuries. Il suffit de quelques mètres carrés pour avoir de bonnes surprises.

On n’hésitera surtout pas à réserver une place pour les orties qui peuvent accueillir les chenilles de six espèces différentes, le vulcain, la petite tortue, le paon du jour, la belle-dame, la carte géographique et, parfois, le Robert-le-Diable. Si on ajoute les adultes très communs du citron, du tircis, de la piéride du chou et de la piéride du navet qui fréquentent volontiers les jardins fleuris, on peut donc déjà compter sur la présence d’une dizaine d’espèces. En fonction de l’environnement général et de la diversité des plantes que vous leur offrirez, dix à vingt autres viendront s’ajouter à votre bilan annuel, soit près du tiers des 89 espèces présentes en Bretagne.

Contrairement à la majorité des papillons dont l’existence est éphémère, le citron peut vivre près d’un an.

Le plaisir d’accueillir des papillons peut être d’autant plus grand qu’on aura pris la précaution d’acheter un guide d’identification et un carnet de notes où chaque observation sera datée et complétée éventuellement d’indications sur la météorologie et les plantes utilisées. Le citron et le tircis sont deux bons exemples des espèces à observer presque toute l’année.

Le citron et le tircis

Contrairement à la majorité des papillons dont l’existence est éphémère, le citron peut vivre près d’un an. Il est bien présent de mars à août mais on peut le voir voler même en plein décembre pour peu que la journée soit ensoleillée. C’est en sécrétant un véritable sérum antigel qu’il survit à la mauvaise saison, souvent caché dans des feuilles du lierre qu’on aura laissé pousser sur un arbre ou un pan de mur. Le mâle a le dessus des ailes jaune citron tandis que chez la femelle il est presque blanc ; les deux sexes ont le dessous des ailes vert pâle avec un point rouge au centre. Ce serait une proie facile à une époque où elles sont rares si les ailes du citron n’avaient pas l’aspect d’une feuille sillonnée de nervures ; comme il les replie toujours quand il se pose, il peut facilement se confondre avec la végétation. De plus, lorsqu’il est dérangé, il fait le mort. Si vous voulez qu’il ponde chez vous, il faudra planter de la bourdaine, sa principale plante-hôte.

Le tircis, lui, joue sur son mimétisme avec les feuilles mortes et les écorces pour échapper aux prédateurs. Le dessus des ailes présente un fond brun ponctué de multiples taches fauves et de points noirs marqués d’un point blanc. Il est plus facile de l’observer quand on dispose d’un jardin arboré, car le mâle aime attendre les femelles en pourchassant les concurrents au-dessus des taches de lumière qui percent l’ombre au sol. Les adultes sont bien présents de mars à août, mais on en observe désormais lors des hivers très doux que provoque le réchauffement climatique.

Pour en savoir plus
Un livre : « La tribu des rophalos », numéro 52 de l’Hermine Vagabonde, 3,50 €, Bretagne Vivante.

Voir en ligne : https://www.letelegramme.fr/nature/...

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